Gretzky et Hartnall se trainent les pieds…Les Leafs connaissent un bon début de saison, ça, personne ne peut le nier. Au quart de la saison, Toronto trône au deuxième rang de la LHSQ avec 13 victoires, 4 défaites et 4 nulles en 21 matchs pour un total de 30 points. Mais on ne peut pas dire que ce glorieux résultat est dû aux deux plus grands leaders de l’équipe, Gretzky et Hartnall. En fait, c’est tout sauf grâce à eux que l’équipe se retrouve dans cette position de commande. Le troisième trio fait des ravages avec un Richard qui est en plein explosion et qui connait certainement le meilleur début de saison de sa carrière… avec Morin et McGeown qui non heureux de faire un travail défensif hors pair, étourdissent littéralement l’adversaire en zone adverse… Que dire du deuxième trio qui joue du hockey inspiré avec un différentiel moyen de +10… et que dire du brio de Puppa devant les buts… Même Puncochar et Espe jouent à la hauteur de leur talent en ce début de saison.
Mais où sont diables passé Gretzky et Hartnall? Avec des différentiels respectifs de -5 et -6, soit les deux pires de l’équipes (aucun autre joueur des Leafs n’a un différentiel négatif), ils sont loins de contribuer au succès de leur équipe. Est-ce qu’ils sont conscients que le début de saison est commencé et que la farniente est terminée? Fini le bon temps à se dorer sur la plage les gars! Il y en a autour de vous qui suent à grosses gouttes et qui se donne corps et âme pour l’équipe… et vous, vous faites quoi pour supporter et appuyer leur travail acharné? Ah oui, je vois… vous vous dites que la saison est jeune, que ça vaut pas encore la peine de se donner à plein régime puisque de toute façon, les Leafs sont assurer de participer aux séries? Et ben, j’ai des petites nouvelles pour vous les gars… à ce que je sache, Hartnall, en tant que vétéran de l’équipe, se doit de montrer l’exemple… Gretzky, avec le C sur son chandail, ce n’est même pas une option. Ils doivent tous deux démontrer et prouver son leadership… et celui-ci ne s’exprime pas seulement dans le vestiaire mais aussi sur la glace. Ce n’est pas en se trainant les pieds que le C de Gretzky et le A d’Hartnall se gagnent et se conservent… Ce n’est pas en se disant que les autres feront de toute façon le travail et que leur équipe remporteront les victoires qu’ils mériteront le respect de leur coéquipiers et partisans. Ce n’est pas parce que ces deux joueurs sont reconnus comme gentilshommes que nous allons rester gentiment assis sur notre bucket à assister à leur triste rendement. Et ils ne doivent surtout pas croire qu'ils sont immuniser de tout reproche et toute critique dû à leur statut de superstar. Alors, un petit conseil : réveillez-vous et vite… car le réveil pourrait être plus brutal lorsque la patience des dirigeants, des coéquipiers et des partisans prendra fin.